Détail Entité

L'octuor, entre majesté et éternité
Musique de chambre

L'octuor, entre majesté et éternité

Programme

MERLIN
Passage éclair


SCHUBERT
Octuor pour cordes et vents en fa majeur

Distribution Charlotte JUILLARD, Thomas GAUTIER violons, Joachim ANGSTER alto, Olivier GARBAN violoncelle, Thomas KAUFMAN contrebasse, Sébastien KOEBEL clarinette, Rafael ANGSTER basson, Sébastien LENTZ cor
Lieu
Aubette

L’Octuor de Schubert est une oeuvre hors norme animée d’un souffle nouveau. Il s’y reflète une terrible puissance dramatique autant qu’une bouleversante mélancolie. On peut déceler au fil de ses six mouvements un soupçon d’optimisme – pourtant Schubert n’a plus que quelques mois à vivre. Rongé par la syphilis, il confie à un ami en cette année 1824 : « Imagine un homme dont la santé ne sera plus jamais vraiment bonne et qui de désespoir
rend les choses toujours plus difficiles au lieu de les alléger. » La richesse des timbres de cet orchestre miniature, un quintette à cordes et trois instruments à vent, est formidablement inventive. Schubert l’entend une première fois en 1824 chez son commanditaire, l’intendant de l’archiduc Rodolphe. Il l’entend une seconde fois en public trois ans plus tard, puis l’oeuvre tombe dans l’oubli. Il faudra attendre 1875 pour qu’elle soit publiée
dans sa totalité. Aujourd’hui elle est incontournable et semble défier le temps. Pour lui faire écho, Raphaël Merlin – le violoncelliste du Quatuor Ebène, chef d’orchestre et compositeur – écrit en 2018 Passage éclair. « Dans Schubert, trois instruments à vent donnent la réplique à cinq cordes, ce qui est en accord avec les lois de l’acoustique et de la dynamique, mais donne toutefois une couleur relativement sombre à l’ensemble. »
Il ajoute : « On s’engage dans le temps musical en référence au temps de la vie humaine sur terre et au concept d’accélération de l’histoire… »

 

Tarifs

Adultes 10€ | Jeunes 6€